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Panama, carnet de voyage
du 12 au 27 juillet 2025

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L’idée du Panama n’était pas la première. Ces dernières années, après avoir écumé l’Amérique Latine (Colombie, Brésil, Pérou, Bolivie, Équateur, Chili, Argentine, Paraguay pour quelques semaines ou quelques jours), l’Amérique Centrale nous tendait les bras. Au Nord, le Mexique ne nous tentait pas, trop proche des USA. Nous avions misé sur le Guatemala et le Honduras, mais au final, le Panama, ancienne région colombienne, dont nous avions beaucoup entendu parler lors de notre voyage à Bogota, a emporté la mise. Proche du Costa Rica par le Nord (trop touristique à notre goût), touchant la Colombie par le Sud, à la croisée de considérations géopolitiques, le Panama s’est révélé idéal. D’autant plus qu’en préparant le voyage, nous nous sommes aperçu qu’une liaison aérienne directe d’un peu plus d’une heure la reliait à l’île de San-Andres, qui appartient à la Colombie et que nous avions envie également de découvrir. Nous avons ainsi arpenté les deux contrées. J’évoquerai prochainement la petite île de San-Andres, voici pour l’heure le Panama.
Il faut un peu plus de dix heures d’avion par Air France entre Paris et Panama City et huit heures de décalage horaire à l’arrivée. Nous rejoignons notre guide à l’aéroport (l’espagnol est une langue quasi-inconnue pour nous), un aventurier débarqué depuis trente ans dans ces pays hispaniques, d’abord au Vénézuéla, en Colombie et maintenant au Panama. Nous faisons également connaissance avec deux autres voyageurs. Au total, c’est un petit groupe de cinq personnes qui s’apprête à parcourir le pays de long en large, entre jungles et volcans, océan Pacifique et mer des Caraïbes.
Car on se fait une fausse idée du Panama, vu de loin. On imagine un petit pays, résumé au seul fameux canal, alors que 800 km séparent les deux pays qui forment ses frontières, le Costa-Rica à l’Ouest, et la Colombie à l’Est. Le Panama à la forme de l’accent espagnol « tilde », comme celui de « mañana » (locution passe partout qui signifie « demain » et servie chaque fois qu’une requête ne peut être immédiate). Au niveau du canal, la largeur est de 80 km mais atteint presque 200 km dans ses parties les plus larges.



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Nous nous dirigeons vers l’Ouest dans un premier temps, à l’intérieur des terres en suivant la panaméricaine (qui permet de relier l’Alaska à Ushuaïa – à noter qu’un tronçon de cent kilomètres en pleine jungle reliant le Panama à la Colombie n’est toujours pas construit).
La vallée d'Anton, tout d'abord, porte le nom d'un volcan éteint, dont nous gravissons le cratère.
Dans le coin, la Pintada nous propose ses artisans chapeliers, dont les coiffes n'ont rien à voir avec le "panama", qui lui, est fabriqué en Equateur.

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Nous quittons la panaméricaine pour Santa Fé, à l'écart de la grande route et au centre du pays. Cest l'endroit idéal pour randonner dans la montagne. Nous sommes en saison des pluies, la jungle est étouffante, les cascades ont un fort débit, mais l'endroit demeure sauvage. On aperçoit des toucans.
Visite également d'une fabrique artisanale de café.

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Après Santa Fé, direction vers vers la côte de l'océan Pacifique, à Santa-Catalina. Nous nous arrêtons sur une plage au sable sombre. Peu de visiteurs ici : le Pacifique est à l'écart de la réputation touristique de la côte caraïbe, nous nous en rendrons compte bientôt, surtout à San-Andres, l'île colombienne.
Pour l'instant, l'ïle de Coiba, que nous rejoignons le lendemain propose d'innombrables ilots déserts, sur l'un desquels (l'île de la Machette) nous passerons la nuit, nous donnant l'impression de jouer aux Robinsons : plongées, poissons multicolores, requins et tortues, randonnées dans la forêt aux impressionantes lianes, singes, iguanes et oiseaux, plages désertes mais attention aux crocodiles.

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Nous quittons le Pacifique et nous nous dirigeons vers les Caraïbes en remontant la rivière San-San. Une déforestation a abîmé la région de Changuinola au profit d'immenses banareraies pour le compte de la firme américaine Chiquita. A la suite d'un désaccord, la firme vient de licencier 7000 employés. Heureusement là où nous nous rendons, la mangrove est protégée et une association aide efficacement à la sauvegarde de lamentins (qui resteront cachés à cause de la pluie dilluvienne). Mais nous aurons la chance de participer à la mise à la mer de tortues luths nées dans la nuit !

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Puis, nous rejoignons l'archipel de Bocas del Toro, constitué d'une myriade d'îles. La petite ville éponyme est le point de départ de toutes les excursions, en particulier celles des touristes venus du tout proche Costa-Rica. Nous rencontrerons aussi deux franco-canadiens , car un aéroport est situé sur l'île principale. Mais c'est aussi cet archipel que Christophe Colomb atteint en 1502, dix ans après avoir "découvert l'Amérique". Il y trouve les Ngobe-bugle, un peuple indigène qui demeure insoumis. Ils sont toujours installés ici, et nous arpentons un village sur l'île de San-Christobal, où le chef en personne nous accompagne. Il dirige une exploitation familiale de cacao. Nous apercevons des grenouilles rouges et bleues. L'après-midi, randonnée sur une île, mangrove impénétrable, puis terre ferme, enfin ce qu'il en reste car le terrain est détrempé par les pluies. Ombre des toucans en haut des cimes, toujours aussi difficiles à photographier.

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Toujours dans l'Archipel, nous nous rendons le lendemain aux îles Zapatillas. Nous avons la chance d'apercevoir des dauphins sur le trajet. Au retour, sur l'ïle principale, un paresseux pose tranquillement pendant son déjeuner sur une plage dévolue aux surfeurs, vide, car la pluie menace. Plus tard, nous terminons l'archipel par la plage de l'Estrella, bien trop touristique à mon gôut, mais les étoiles de mer sont belles et les paysages, "de cartes postales" (enfin d'Instagram, hélas...).

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L'avion nous amène le lendemain à Panama-City pour une visite éclair de la ville, avant de voir enfin les infrastructures du fameux canal. A la fin de la journée, nous nous séparons de notre guide et des deux autres voyageurs. Nous restons une journée supplémentaire avant de repartir pour San-Andres et nous en profitons pour compléter notre voyage avec le parc national de Soberania et le lac Gatun, qui abrite une faune exceptionnelle et où transite en même temps les navires du monde entier qui se rendent aux écluses du Pacifique ou des Caraïbes. Dernière nuit dans la ville moderne aux allure de Miami.

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(13/08/2025)