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Panama, carnet de voyage Lidée du Panama nétait pas la première. Ces
dernières années, après avoir écumé lAmérique Latine (Colombie, Brésil,
Pérou, Bolivie, Équateur, Chili, Argentine, Paraguay pour quelques semaines ou quelques
jours), lAmérique Centrale nous tendait les bras. Au Nord, le Mexique ne nous
tentait pas, trop proche des USA. Nous avions misé sur le Guatemala et le Honduras, mais
au final, le Panama, ancienne région colombienne, dont nous avions beaucoup entendu
parler lors de notre voyage à Bogota, a emporté la mise. Proche du Costa Rica par le
Nord (trop touristique à notre goût), touchant la Colombie par le Sud, à la croisée de
considérations géopolitiques, le Panama sest révélé idéal. Dautant plus
quen préparant le voyage, nous nous sommes aperçu quune liaison aérienne
directe dun peu plus dune heure la reliait à lîle de San-Andres, qui
appartient à la Colombie et que nous avions envie également de découvrir. Nous avons
ainsi arpenté les deux contrées. Jévoquerai prochainement la petite île de
San-Andres, voici pour lheure le Panama.
Nous quittons le Pacifique et nous nous dirigeons vers les Caraïbes en remontant la rivière San-San. Une déforestation a abîmé la région de Changuinola au profit d'immenses banareraies pour le compte de la firme américaine Chiquita. A la suite d'un désaccord, la firme vient de licencier 7000 employés. Heureusement là où nous nous rendons, la mangrove est protégée et une association aide efficacement à la sauvegarde de lamentins (qui resteront cachés à cause de la pluie dilluvienne). Mais nous aurons la chance de participer à la mise à la mer de tortues luths nées dans la nuit !
Puis, nous rejoignons l'archipel de Bocas del Toro, constitué d'une myriade d'îles. La petite ville éponyme est le point de départ de toutes les excursions, en particulier celles des touristes venus du tout proche Costa-Rica. Nous rencontrerons aussi deux franco-canadiens , car un aéroport est situé sur l'île principale. Mais c'est aussi cet archipel que Christophe Colomb atteint en 1502, dix ans après avoir "découvert l'Amérique". Il y trouve les Ngobe-bugle, un peuple indigène qui demeure insoumis. Ils sont toujours installés ici, et nous arpentons un village sur l'île de San-Christobal, où le chef en personne nous accompagne. Il dirige une exploitation familiale de cacao. Nous apercevons des grenouilles rouges et bleues. L'après-midi, randonnée sur une île, mangrove impénétrable, puis terre ferme, enfin ce qu'il en reste car le terrain est détrempé par les pluies. Ombre des toucans en haut des cimes, toujours aussi difficiles à photographier.
L'avion nous amène le lendemain à Panama-City pour une visite éclair de la ville, avant de voir enfin les infrastructures du fameux canal. A la fin de la journée, nous nous séparons de notre guide et des deux autres voyageurs. Nous restons une journée supplémentaire avant de repartir pour San-Andres et nous en profitons pour compléter notre voyage avec le parc national de Soberania et le lac Gatun, qui abrite une faune exceptionnelle et où transite en même temps les navires du monde entier qui se rendent aux écluses du Pacifique ou des Caraïbes. Dernière nuit dans la ville moderne aux allure de Miami.
(13/08/2025)
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