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Notes de lecture

 

Journées littéraires de Jaligny-sur-Besbre, 30 ans de découvertes.
Je ne sais pas pourquoi, je pense toujours à René Fallet à cette époque de l’année. Peut-être parce qu’il avait écrit à 19 ans dans Banlieue Sud Est, son premier roman : « Au ciel de fin janvier montaient comme étouffées les fumées du quartier avec leurs pauvres gestes de feuilles mortes ».
Mais le fait est que je me suis toujours rendu en hiver à Jaligny-sur-Besbre, en 2006 et en 2018, par exemple. Cette année, c’est en pensée et en livre que je m’y rends.
En effet, l’éminent notulographe Philippe Didion, qui connaît mon attachement à l’écrivain bourbonnais, et qui fait partie du prix René Fallet, m’a envoyé la petite brochure éditée à l’occasion des 30 ans de cet évènement littéraire, que l’on considère, à tort, modeste. D’ailleurs, lors de la parution de Central en 2000, je n’avais eu qu’une seule exigence auprès de mon éditeur, que mon livre puisse être présenté pour cet honneur qui récompense un premier roman. Hélas, il n’avait pas été retenu. Je me suis rattrapé depuis par d’autres succès, dont le fameux prix populiste que j’ai obtenu en 2012, comme René Fallet, 62 ans plus tôt, ce qui m’avait comblé de bonheur.
Les Journées littéraires, qui se déroulent donc dans la ville de prédilection de l’écrivain, à Jaligny-sur-Besbre, existent depuis plus de 30 ans (33 ans cette année), elles ont récompensé par exemple, Amélie Nothomb en 1993 ou Valentine Goby 10 ans plus tard, mais le prix René Fallet n’est pas le seul à mettre en lumière des écrivains, il y a le prix spécial Agir (du nom de l‘association "Agir en pays jalinois", qui préserve la mémoire de René Fallet), le prix du bourbonnais, le prix Daniel Bayon, autant de manières de faire vivre la littérature de ce centre de la France.
Parmi les préfaces de tous ces acteurs, il y a bien sûr celle d’Agathe Fallet qui fédère toutes ces énergies. Les témoignages de tous les auteurs qui ont été concernés par le prix René Fallet prouvent combien persiste l’esprit à la fois frondeur, joyeux et poétique de l’auteur de Paris au mois d’aôut.
(18/01/2023)

 

SOS Méditerranée, collectif, Folio
Le sous-titre de ce livre est intitulé « Les écrivains s’engagent », car c’est un collectif de 18 auteurs qui a réalisé ce recueil de textes destiné à rendre hommage à tous les migrants qui tentent la traversée de la Méditerranée et qui périssent. Les bénéfices d’ailleurs de cet opus sont intégralement versés à l’association SOS Méditerranée, qui organise des opérations de secours pour venir en aide à ces personnes.
« Les écrivains s’engagent » : on a envie de dire « C’est la moindre des choses », tant cela paraît évident, mais peut-être que mon implication dans l’association Initiales qui œuvre pour l’alphabétisation et qui me fait rencontrer depuis plusieurs années des Afghans ou des sans-papiers MNA (mineurs non accompagnés) me fait trouver cet engagement normal, comme allant de soi.
Les textes qui composent ce recueil sont tous différents, mais réunis par le même besoin d’humanité. Jean-Marie Laclavetine réalise une très belle préface, percutante, et qui donne le ton, l’urgence et l’absurdité de cette sauvagerie moderne. Tous les témoignages recueillis, que ce soit ceux de bénévoles d’associations, de migrants eux-mêmes, racontent la même horreur, celle que les participants du dernier atelier d’écriture m’avaient également racontée (voir Le voyage de Shaka, note de lecture du 15/07/2022). Il faut oublier les noms des écrivains qui composent ces textes et ne retenir que les personnages qui traversent cette histoire éternelle, et maintes fois recommencée, comme les vagues de cette Méditerranée mortelle.
(04/01/2023)