depuis septembre 2000

retour accueil


Actualités

Agenda

Etonnements

Notes d'écriture

Notes de lecture

Webcam

Bio

Biblio

La Réserve, 

Central

Composants

Paysage et portrait en pied-de-poule

1937 Paris - Guernica
    
CV roman

Bestiaire domestique

Retour aux mots sauvages

Ils désertent

Faux nègres

Journal de la Canicule

Vie prolongée d’Arthur
Rimbaud

Sans trace


Littérature 
du travail

pages spéciales


Archives

 

 

Notes de lecture


Histoire de ta bêtise, de François Bégaudeau, Pauvert.
"TA" bêtise, la tienne : c’est peu dire que ce livre est volontairement provocateur. L’histoire donc de ta bêtise (pas la mienne, hein) est racontée au fil des phrases percutantes d’un pamphlet qui tourne et retourne les marques, signes et manifestations de la bêtise, en l’occurrence politique, l’obligation morale du vote, le nécessaire compromis, l’art de l’eau tiède et du raisonnable, questions qui sont toujours salutaires. On retrouve donc dans ce livre les thèmes chers à François Bégaudeau, l’anarchie, le joyeux bordel, ce mélange de Brassens et de René Fallet libertaires, voilà pour le côté sympathique. Pour le côté crispant, le discours se perd dans une rhétorique rebattue, la haine du bourgeois, s’égare dans une autocritique digne de la révolution culturelle chinoise : Oui moi aussi, je suis un nanti, je possède un appartement dans la capitale… Tout cela empêtré dans des justifications fastidieuses et ramenées à des concepts intellos. Au final, on n’a tendance à ne retenir que ce portrait caricatural et parisien de l’écrivain ou artiste de gauche. Bref, le peuple, dont François Bégaudeau souligne la méconnaissance propre à « ton » référentiel de bêtise, s’est perdu en route et devient, comme le bourgeois, une notion abstraite. Pour moi qui vis en province, fils de chauffeur-routier et de vendeuse en boulangerie, avec ma sœur qui vend des cigarettes électroniques et des bijoux sur les marchés, ce discours dans le style de Céline ne provoque qu’un seul questionnement décalé : dois-je retirer mon pin’s du Lions club du revers de mon veston ?
(17/03/2019)

 

 

La conquête des îles de la terre ferme, d’Alexis Jenni, Gallimard.
Probablement que la quatrième de couverture, le titre digne d’un roman de Jules Verne m’auront attiré. Nul doute que l’histoire de Cortez aura achevé de me convaincre : depuis longtemps, Cortez The killer est ma chanson préférée de Neil Young, j’en collectionne même les versions et les reprises. Et puis je garde d’Alexis Jenni l’excellent souvenir de L’Art français de la guerre, Goncourt 2011 si mérité, la aussi, un monument avec ses 650 pages (voir l’identique envie d’un très gros livre en Notes d’écriture cette semaine). La conquête des îles de la terre ferme est plus modeste, plus de 400 pages tout de même, et une distance suffisante pour retracer l’épopée de l’espagnol Cortez qui voulut Montezuma et son or. Raconté par Innocent, son secrétaire, l’histoire de cette conquête a le mérite de mêler les destins individuels et grandioses, de raconter batailles et complots. Un vrai roman d’aventures, raconté au passé-simple et à l’imparfait comme il se doit, avec des couleurs, des adjectifs, du rythme et de la langue.
(11/03/2019)



Tous les chats sautent à leur façon
, d'Herta Müller, Gallimard
.
C'est un livre d'entretien conçu avec l'éditrice viennoise Angelika Klammer. On en apprend plus sur Herta Müller, que le Nobel de littérature a légitimé en 2009. Comme souvent, la nomination d'un auteur inconnu du Landerneau a suscité des étonnements, voire des incompréhensions, qui ne sont finalement que le reflet d'une indifférence crasse de la littérature française envers ses contemporains internationaux. Si je m'intéresse à Herta Müller, après Ivo Andri?, également Nobel de littérature en 1961 (voir note de lecture du 17/12/2018), c'est parce que tous les deux sont originaires d'une région qui m'intéresse. Herta Müller, a vécu à peine à trois cents kilomètres du berceau familial paternel. De culture souabe, elle a vécu dans l'héritage de la colonisation allemande du XVIIIème siècle qui s'est répandue le long du Danube, entre Hongrie, Roumanie, Serbie et Croatie. On mesure d'ailleurs à la lecture de ces entretiens combien cette minorité de culture germanique a été persécutée après la Seconde guerre mondiale. La mère d'Herta Müller a été internée dans un camp et la peur a longtemps régné dans cette communauté. L'écrivaine a été à son tour inquiétée par les autorités roumaines avant qu'elle ne parvienne à immigrer en Allemagne.
(03/03/2019)

 

Les amis de l’Ardenne, décembre 2018.
Grand plaisir à évoquer cette revue une fois de plus puisque j’y figure sous la forme d’une nouvelle (Sedan-Charleville) où j’évoque la course à pied mythique, une des plus ancienne, créée en 1906 et que j’ai couru à deux reprises. Et aussi parce que je côtoie des écrivains que j’admire, comme Franz Bartelt, Michel Bernard et Gisèle Bienne. Ce numéro de Noël 2018 était ainsi dévolu aux nouvelles, genre fictif peu représenté en France mais qui sied pourtant si bien aux revues telles que Les amis de l’Ardenne. Si Franz Bartelt raconte en deux pages les tribulations d’un ardennais imaginaire parcourant le monde, Michel Bernard enjolive un souvenir bucolique du temps où il était sous-préfet dans la région. Gisèle Bienne nous gratifie d’un joli conte quel a écrit en partie dans une chambre d’hôtel à Charleville (et souvenir pour moi d’une pareille virée de travail avec nuit incluse à proximité de la place Ducale où un carillon m’avait réveillé toutes les heures). D’autres auteurs ont pareillement répondu à l’exercice : Alain Dantinne, Serge Frechet, Géraldine Jaujou, Albert Moxhet et Béatrice Paillet. C’est le moment d’aller réclamer chez votre libraire habituel la fameuse revue, vous ne serez pas déçus. En prime, deux huiles sur toiles de Dominique Dauchy pour la couverture dans un élan romanesque tout aussi intrigant.
(25/02/2019)


Pléiade de Pléiade, Gallimard.
Récemment, à la suite d’une mauvaise commande de ma progéniture attentionnée, j’ai dû faire échanger deux volumes Kafka de la Pléiade de chez Gallimard, parce que je les avais déjà. Et c’est de ma faute : je n’avais pas tenu à jour ma liste d’ouvrages de cette collection prestigieuse. Car c’est devenu un rituel : si on veut me faire plaisir pour mon anniversaire ou toute autre occasion, on m'offre un volume d’œuvres complètes d’un auteur qui m’intéresse. Les rubriques de FdeR ont parfois témoigné du cadeau reçu (fête des pères en Webcam le 23/06/2004), mais d’une manière générale, mon anniversaire tombant pendant la trêve estivale, j’en fais rarement état. J’ai cependant dû pousser les rayonnages de la bibliothèque, car, l’âge aidant, je dispose des auteurs suivants, par ordre alphabétique : Andersen, Simone de Beauvoir, Casanova, Céline, Cendrars, Paul Claudel, Cocteau, Duras, Faulkner, Flaubert, Garcia Lorca, Gracq, Hugo, Joyce, Kafka, Kundera, London, Maupassant, Montaigne, Perec, Pessoa, Rimbaud, St John Perse, Sarraute, Claude Simon, Tanizaki, Tolstoï, Tournier, Verlaine.
Samedi dernier, à la librairie Rimbaud (voir note d’étonnement de cette semaine), un client déclarait ne pas aimer la Pléiade parce que les pages sont trop fines : mais c’est le charme justement ! En plus c’est beau et la reliure sent la colle aux amandes.
(11/02/2019)


Un étrange pays
, de Muriel Barbery, Gallimard
.
J’ai tout lu de Muriel Barbery : Une Gourmandise (note de lecture du 18/10/2000), L’Elégance du hérisson (note de lecture du 19/09/2006), La Vie des elfes en 2016 (sans note de lecture) et donc maintenant Un étrange pays qui est une suite de La Vie des elfes. Dire que Muriel Barbery désarçonne le lecteur est peu de chose : oui, elle cabre le cheval de la littérature et les cavaliers des lettres que nous sommes sont peu habitués de se retrouver les quatre fers en l’air. On aime bien qu’un auteur à succès trace son sillon, on aime bien être rassuré, on aime l’entre-soi (et j’imagine que, dans La grande librairie, la réflexion d’Éric-Emmanuel Schmitt qui signalait l’agrégation de lettres et Normal sup en point commun a dû l’énerver...). Parce qu’en fait, Muriel Barbery n’est pas bonne copine : elle se laisse oublier pendant des années, change de cap vers des romans proches du Fantasy au lieu de rebattre les cartes d’un succès assuré par une suite à L’Élégance du hérisson. Ceci dit, elle aurait pu flouer le lecteur en intitulant son livre La Grâce de l’écureuil, puisque c’est une des apparences que peuvent prendre les elfes de son roman et notamment le valeureux Pétrus, plus à l’aise avec une bouteille de Bourgogne qu’avec les figures éthérées des anges et différents farfadets qui évoluent dans un monde parallèle au nôtre. En fait, le problème vient des lecteurs et non pas de l’auteur : soit, il y a des elfes, on ne retient que cela, alors que l’humour de Pétrus est proche du truculent René Fallet de La Soupe aux choux (y-a-t’il une différence entre les extraterrestres de ce roman-culte et les elfes ?). Soit, il y a de la brume, du thé, des apparences fuyantes et une bataille dont on ne comprend pas les tenants et les aboutissants (mais comme dans toutes les guerres). Et si en fait, l’idée du romanesque était simplement poussée à son paroxysme dans La Vie des elfes et maintenant Une étrange histoire ? Et si la tension que tous les romanciers cherchent à atteindre se trouvait au bout de cette quête sans trêve, dans une certaine idée de la beauté et de l’esthétisme ? Ce qui me conforte dans l’analyse d’un romanesque poussé dans ses retranchements, c’est la façon dont les évènements fictifs de cette guerre des elfes se complètent avec de véritables dates historiques : le choix de l’année 1938, les alliances et la préfiguration de la chute ne sont pas innocents au regard de l’histoire. Si peu de critiques ont insisté sur cet aspect primordial : un roman est d’abord écrit sur un terreau de réalité, même lorsqu’il s’agit d’elfes. Ainsi, ce livre vaut mieux qu’une lecture superficielle, il est plus profond et remet probablement les pendules de la littérature à l’heure. Muriel Barbery trouve ici une remarquable manière de signifier que le succès de tout livre (et donc de L’Elégance du hérisson) est un malentendu et que seul compte la recherche authentique de pourquoi on écrit un roman plutôt que rien.
(04/02/2019)

 

Avec toutes mes sympathies, d’Olivia de Lamberterie, Stock.
Olivia de Lamberterie, on la connaît (enfin pas personnellement, même si un jour je l’ai aperçue de loin dans un salon du livre Fnac à Paris auquel je participais) : elle tient la rubrique livres dans Elle et sur Télématin que je regarde régulièrement (plutôt en vitesse en avalant mon café). Bref, c’est une journaliste littéraire qui vient de remporter le Renaudot catégorie essai pour Avec toutes mes sympathies.
Ce titre est un renvoi à l’expéditeur, donc aux auteurs, qui comme moi, lors d’un service de presse, adressent un livre aux journalistes spécialisés, avec une formule de cet acabit (personnellement, c’est plutôt Bien amicalement que j’utilise le plus). Elle y raconte sa passion pour les livres, mais surtout le moment où son frère à tragiquement disparu. Ce qu’il y a de réussi, c’est la manière de mêler cette vie de lectrice littéraire avec l’impérieux désir d’entrer dans l’arène et d’endosser le costume de gladiateur de l’écrivain : voilà c’est fait. Reste la douleur de l’absence du frère car les livres ne peuvent pas tout.
(28/01/2019)

 

Traces, de Philippe Delerm, Fayard.
De temps en temps, passant le long d’une des bibliothèques de la maison (là, c’était celle de la chambre), je repère un livre oublié, ou coincé entre les autres, ou peut-être même surgi dans les rayonnages par génération spontanée : la semaine dernière, c’était Traces de Philippe Delerm, courts textes qui s’appuient sur des photographies de Martine Delerm (épouse ? mère ? fille ?). Je le feuillette et tombe sur la photographie d’un sapin enrobé dans du scotch et délaissé sur un trottoir, attendant probablement la tournée des éboueurs. Le texte s’appelle À dégager. Ayant « dégagé » le mien à la déchetterie deux jours plus tôt, j’en décide d’en faire une note d’Étonnement pour FdR…
Et c’est là que j’embraye sur une
note de lecture, car je m’aperçois que je n’ai jamais évoqué ce livre, même s’il apparaît dans une liste d’ouvrages acquis il y a dix ans via Amnesty (Note de lecture du 17/10/2008). Bref, je lis sur ma lancée tous ces courts textes, chacun étant complémentaire d’une photographie (de l’épouse ? mère ? sœur ? En fait, c’est sa femme). Les photographies sont esthétiquement très belles, gros plans pour la plupart, ou plutôt focalisation sur un élément du décor que le texte vient expliciter en contrepoint. On est évidemment en plein dans la matière qu’affectionne Philippe Delerm, instantanés et instants minuscules de nos vies, réflexions fugitives ici sur une vieille affiche décollée, là au sujet de la table usée d’un bistrot, là encore sur un graffiti, une plaque de rue, une vieille enseigne. Ce sont des scènes urbaines pour la plupart, de celles qui vous arrivent à l’improviste lorsqu’on déambule et qu’on oublie très vite en poursuivant nos pensées. On regarde une trace d’avion dans le ciel, un feu rouge qu’un quidam a décoré en forme de cœur lorsqu’il s’allume, deux rails oubliés au fond d’une cour et qui ne mènent plus à rien. En fait, ce sont nos traces humaines, dérisoires, dont on a oublié parfois le pourquoi ou qui subsistent par habitude, comme la tradition du plat du jour dans un restaurant. C’est un livre qui se lit vite en moins d’une heure et on reste après dans la même léthargie rêveuse d’un dimanche après-midi : et pourquoi Philippe Delerm n'a-t-il pas terminé son livre sur cette mise en abyme, agrémentée d'une belle photo d'un livre refermé sur l'accoudoir d'un vieux fauteuil en cuir ?
(21/01/2019)


La Robe blanche, de Nathalie Léger, P.O.L.
La robe blanche en question est une robe de mariée, celle de l’artiste italienne Pippa Bacca qui avait décidé de relier en auto-stop le Moyen-Orient pour y promouvoir la paix en arborant cette robe comme symbole. Hélas, elle fût assassinée en Turquie en 2008. Nathalie Léger a eu la bonne idée de vouloir écrire sur ce sujet. Ce court récit, tout en délicatesse, ne se contente pas de retracer l’aventure de l’artiste, il implique aussi la narratrice qui se prend de passion pour ce sujet et désire en faire un livre. Cette mise en abîme originale a le mérite de détourner le fait divers et de le rendre plus terrible encore en le mêlant à la banalité parfois violente de nos vies : en parallèle, la mère de la narratrice qui a vécu une séparation douloureuse demande à sa fille d’écrire un livre sur elle pour la venger.
Je cite ce passage étonnant de La Robe blanche pour moi qui vient de lire Le Pont sur la Drina d’Ivo Andric dont l’histoire se passe à
Višegrad : «[…] a-t-elle vu le mémorial bosniaque du génocide à Višegrad, la stèle où le mot «génocide» gravé en relief dans la pierre a été buriné par les uns puis rajouté au feutre par les autres ? Posant la question, je ne cherche qu’à comprendre ce qu’elle a voulu faire : a-t-elle vraiment pensé que la traîne de sa robe pouvait effacer l’horreur ? Mais pourquoi avoir l’air de le lui reprocher ? ».
Questions éternelles sur la violence, aucune réponse bien-sûr, mais ce n’est pas une raison pour oublier Pippa et surtout la beauté du combat symbolique qu’elle voulait mener.
(14/01/2019)

 

 

Doggerland, d’Elisabeth Filhol, P.O.L.
Elisabeth Filhol est l’un des écrivains que j’apprécie le plus. Auteur de peu d’ouvrages (celui-ci est le troisième), elle met dans la rédaction de chacun d’eux une passion extraordinaire et une persévérance peu commune. Tous sont argumentés, ont fait l’objet de longues recherches préalables, et rien dans son écriture n’est laissé au hasard. Doggerland bien entendu n’échappe pas à cette règle et chaque lecteur devrait s’en souvenir en abordant les 350 pages de ce récit (le plus long qu’elle ait écrit) : savoir que 4 ans de labeur ont été requis, que les fragments nécessaires à sa rédaction étaient trois fois plus nombreux, qu’une visite sur place a été essentielle.
Doggerland en effet est une terre disparue, qui fût située entre l’Angleterre et le Danemark. Habitée par des hommes préhistoriques, elle a été soudainement immergée. Il en reste des traces qui apparaissent à chaque grande marée, souches d’arbres, mais aussi os d’animaux et d’humains que des pêcheurs remontent régulièrement dans leurs filets. Les hauts fonds qui attestent de l’île servent de bases d’amarrage pour les nombreuses plateformes pétrolières de la mer du Nord. Ce contexte à la fois ancien et moderne, de civilisation disparue et de libéralisme actuel ne pouvait qu’inspirer Elisabeth Filhol, attachée aux doubles enjeux des ressources de la planète et de la survie des humains depuis Central, basé sur l’exploitation nucléaire, mais aussi avec Bois II, qui retrace l’aventure industrielle de la métallurgie en commençant par l’ère primaire qui ouvre le récit. Chaque livre en revanche est une fiction et la part romanesque emporte ces histoires car le roman est toujours la meilleure démonstration qui soit de la destinée humaine.
Pour Doggerland, l’intrigue concerne plusieurs géologues que l’université a réuni, notamment l’anglaise Margaret qui se consacre aux recherches sur le Doggerland et le français Marc qui a rejoint comme beaucoup après ses études l’industrie pétrolière, grande pourvoyeuse d’emploi et de belles carrières à accomplir. Un colloque sur l’impact environnemental de la production d’hydrocarbures dans cette région les regroupe à nouveau tous les deux vingt ans plus tard. L’histoire bascule ainsi des temps immémoriaux vers des vies simplement humaines. Il faut retenir l’adresse avec laquelle Élisabeth Filhol dans un tour de force extraordinaire creuse chaque strate de son récit, mettant à jour, phrase après phrase nos contrariétés, expliquant avec précision un passé vieux de plusieurs dizaines de milliers d’années et révélant dans l’instantané du présent nos sentiments. Le livre se dévore de bout en bout avec émotion et le tout dernier chapitre est inattendu et magnifique.
(07/01/2019)