depuis septembre 2000
| |
Étonnements
Il y a cinq ans exactement, le vendredi 13 mars 2020,
jétais intervenu dans une formation danimation à latelier
décriture. La veille, notre président nous avait annoncé les modalités du
premier confinement. Bien-sûr, nous avions discuté avec les intervenants de cette
situation nouvelle qui nous avait abasourdis, des premières
annulations de nos projets et de cette impossibilité même dimaginer les jours
à suivre. Jétais, à cette époque, en train de terminer plusieurs ateliers,
jallais en démarrer dautres, je peaufinais la parution prévue de mon roman Yougoslave.
Bref, mon activité était soutenue, et tout cela allait être mis entre parenthèses. Le
samedi soir avant ce premier confinement, nous avions reçu quelques amis. Dans ces mêmes
heures, nous avions appris la fermeture des commerces et des bars : nous étions en
guerre contre un virus invisible.
Jai bien-sûr relaté tout cela dans cette
même rubrique le 16/03/2020.
Quen reste-t-il cinq ans après ? En premier lieu, la fuite du temps a été
irrémédiablement modifiée. Les confinements successifs, notre quotidien soumis aux
aléas du virus, à lattente de la vaccination, ont profondément perturbé notre
rapport au temps qui passe. Cinq ans et jai limpression que cétait
hier. Je ne suis pas persuadé que mon petit-fils en ait gardé souvenir : enfant du
Covid, habitué dès son plus jeune âge à voir des visages masqués autour de lui, il a
fait ses premiers pas pendant le premier confinement (ses parents nous avaient rejoints).
A la rentrée prochaine, il entrera à lécole primaire.
Jai oublié beaucoup de choses de cette période. Le vocabulaire dabord :
Coronavirus, rapidement remplacé par Covid, cluster, cas-contact, gestes barrières,
masques FFP2 : nous avons perdu les réflexes associés à ces nouveaux mots (est-ce
un bien ?). Le virus ne fait plus peur, il semble moins dangereux : je lai
attrapé pour la deuxième fois en automne dernier, la fièvre a duré quelques jours sans
trop dinconvénients. La première fois (fin mars 2020, à la suite de mon épouse),
nous avions tous deux été très sonnés. Fièvres incapacitantes, pertes du goût, de
lodorat, et, pour moi, une oppression tenace dans les poumons qui mavait fait
craindre une hospitalisation. Les premières sorties dehors (avec autorisation dûment
remplies) étaient chancelantes, il nous avait fallu plusieurs semaines de convalescence.
Tout cela est oublié. Fin 2020, on totalisait 52000 victimes en France (note dÉtonnement du 30/11/2020). On a tous
en mémoire des proches disparus et enterrés à la va-vite dans des cérémonies
réduites. Cela a continué : jai perdu ma tante en février 2021, un de mes
oncles a passé deux mois à lhôpital pour sen remettre. Ainsi, un an plus
tard, nous avions plus que doublé le nombre de décès (116000 selon lINSEE),
et, au total, en 2023, ce satané virus a coûté 7 millions de morts dans le monde.
Bien sûr on est passé à dautres choses, pas très réjouissantes si on considère
les virils virus guerriers qui fleurissent aujourdhui sur la planète.
Mais les plus optimistes gardent de ce premier confinement limpression dune
récréation et érigent la panacée du télétravail comme ultime confort moderne.
Certains en ont profité pour changer de vie et ne le regrettent pas. Dautres y ont
trouvé le besoin dune solidarité avec ceux qui nous entourent. Dautres, en
revanche, ont très mal vécu cette vacance nationale obligatoire, ses contraintes,
lisolement brutal, les nombreux décès. Les mesures daccompagnement de
léconomie ont créé une illusion de confort ; des faillites ont suivi, des
pertes demploi.
Je ne crois pas que nous ayons tiré beaucoup denseignements de cette épidémie.
Malgré les promesses, la santé na pas plus de moyens, les hôpitaux sont toujours
sous pression, seule différence : on napplaudit plus nos soignants à 20 h,
comme pendant le confinement (à la place quelques énervés leurs tapent dessus à
loccasion). Le monde meilleur entrevu avec moins de pollution (due à la baisse
d'activité) a vécu, on repart dans des travers consuméristes. Notre faculté
doubli est immense. Est-ce quon pensera encore à cette pandémie dans cinq
ans ?
(13/03/2025)
Jai été invité à Dijon pour une journée
détudes universitaire intitulée « Les
milles vie du livre ». Traductions, livres de poche, adaptations audio,
cinématographiques, la parution dun livre, en effet, ne sarrête pas à sa
seule publication chez un éditeur. Je suis intervenu pour citer lexemple de mon
roman Ils désertent, publié en 2012, adapté et sorti au cinéma sous le titre Lhomme
debout, 11 ans plus tard.
Jai eu grand plaisir à retrouver les lieux et les universitaires connus, comme
Marie-Ange Fougère, organisatrice de cette journée. A son initiative, javais
déjà participé à une journée similaire, le 15 novembre 2019, dont le thème
« Mythes et réalités-raires » avait donné une belle part à Vie
prolongée dArthur Rimbaud, paru trois ans plus tôt, lensemble
relaté en Notes décriture, le
19/11/2019.
Mais là, cest plutôt une « note détonnement » que je souhaite
écrire. Non que je naie pas pris grand plaisir à évoquer les mystères de
lécriture et le choc (très agréable pour moi) dune adaptation
cinématographique, et, de la même manière, jai pu discuter en toute sympathie
avec les participants de cette journée, à la fois la veille au cours dun excellent
repas qui nous a réuni, mais aussi le jour même où les différentes interventions
mont toutes intéressées.
Létonnement, donc, de cette journée se situe ailleurs. Lorsque je suis intervenu,
il y a un peu plus de cinq ans, javais retrouvé avec plaisir la Maison des Sciences
de l'Homme, dans laquelle, à lépoque, javais passé ma thèse de doctorat
deux ans auparavant. Jignorais bien sûr que mon père, qui y avait assisté en
décembre 2017, décèderait en juin 2020, sept mois après cette première journée
universitaire. Jai donc arpenté avec beaucoup de nostalgie le vaste hall de ce
bâtiment, dans lequel javais organisé le pot qui avait suivi ma soutenance. Je
revois mon père, qui avait des difficultés à se mouvoir, resté assis sur une chaise,
échangeant avec beaucoup de monde, mes directeurs de thèse, le jury, les invités, dans
ce mélange de retenue et délégance qui faisait son charme. Bien sûr, la veille,
comme je le fais à chaque fois que la route me fait passer dans ma ville natale, je
métais rendu sur sa tombe, javais pensé à lui, et, comme souvent, je lui ai
demandé depuis lau-delà de veiller sur nous tous, et bien entendu, sur ma mère
qui habite à côté de chez moi, et qui continue le chemin sans lui avec ses 96 printemps
tous neufs.
En parlant de ma mère, jai eu aussi une pensée pour sa famille, dont les aventures
anciennes et plus ou moins cachées, nous menaient à Dijon rencontrer une vieille tante
nimbée dun grand mystère. Cétait à Mirande, je me souviens dune
belle maison en pierre. Javais 7 ou 9 ans, en tout cas, le même âge qui me faisait
passer des vacances à Argelès-sur-Mer (voir cette même rubrique, la semaine
précédente). Maintenant Mirande est le quartier de limmense campus universitaire
et la maison à probablement disparu, en tout cas, je ne saurais pas la retrouver. Le
hasard a voulu que jévoque encore récemment ces vieux secrets familiaux avec ma
cousine dArgelès et ma mère, bien-sûr. Il y a un assurément roman à écrire, le
pendant maternel de Yougoslave en quelque sorte. Le ferais-je ?
(25/02/2025)
Argelès-sur-Mer. La dernière fois que jy suis allé,
javais 7 ans, cétait en 1965. Je viens dy retourner 60 ans après.
Jai reconnu la maison où ma tante Charlotte vivait. Jai étrangement
identifié avec une grande acuité la porte dune maison voisine où reposait la
mère de mon oncle, décédée alors que nous étions là-bas (la mort et tous ses
mystères avait dû alors interpeller mon jeune âge). Comble de la délicatesse : le
nouveau propriétaire à reproduit sur une plaque émaillée le portrait du cheval
préféré de mon oncle, qui fût officier de cavalerie et passionné déquitation.
Sur la plage à lextrémité Sud, jai également discerné les rochers sur
lesquels mes deux cousines posaient à lépoque en naïades adolescentes.
Cest dailleurs grâce à lune dentre elles que jai pu
effectuer ce périple.
Le hasard (ou plutôt la littérature) nous a remis en contact après des dizaines
dannées doubli. Impliquée dans la médiathèque de la ville, une
bibliothécaire lui avait présenté Vie prolongée dArthur Rimbaud et, bien
entendu, le nom de lauteur lui était familier. Elle ma ainsi contacté, il y
a 4 ans. Mon père, quelle connaissait bien et admirait (comme tous ceux qui
lont approché) venait de décéder quelques mois auparavant. Nous avons alors mis
au point un voyage sur nos terres denfance commune et je lavais reçue chez
moi. Depuis, nous nous revoyons régulièrement avec grand plaisir. Car le hasard encore
(ou peut-être les forces de lesprit, comme disait Mitterrand) a renforcé et
décuplé des retrouvailles : un autre de nos cousins germains, oublié depuis des
années, nous recontacte ; un troisième, que nous ne connaissions pas, apparait.
Nous nous retrouvons tous à Lyon (note
dÉtonnement du 26/01/2024).
Aussi, lorsque jai été invité à Bédarieux (voir en Notes décriture), pas
très loin dArgelès, jen ai profité pour aller la voir. Et elle, toujours
aussi active et enthousiaste, en a profité pour organiser une rencontre à la fameuse
médiathèque de la ville, là où nos retrouvailles avaient eu lieu par livre interposé.
Jai donc rencontré pendant deux heures une trentaine de lecteurs de cette belle
cité, avec, au premier rang, ma cousine toute souriante.
Mais le souvenir que je garde, cest surtout cette promenade effectuée tous les deux
jusquà une petite chapelle sur les hauteurs de la ville au bout dun chemin
embaumé par les mimosas en fleurs : au moment où nous arrivions à destination,
avec la mer en contrebas, notre « nouveau » cousin ma envoyé un
message, comme sil se doutait de notre périple. Encore un signe du destin
probablement. La mémoire des disparus se plait à connecter les enchantements, à raviver
un passé et à nous rappeler sa nécessaire transmission.
(17/02/2025)
Lorsque jai écrit Dernier travail (Fayard, 2022),
lintrigue de ce roman, qui se déroulait chez Orange, coïncidait avec le premier
procès de France Telecom. Tout ce que jy avais mis à ce sujet était
rigoureusement exact : « A la télévision, les journalistes ont indiqué que
le jugement serait rendu en décembre. Le vendredi 20 décembre, ajoute-t-il en rangeant
son carnet » (Dernier Travail, p. 212 vous pouvez vérifier). Comme
pour Retour aux mots sauvages (Fayard, 2010) écrit au moment de la crise des
suicides, javais pris grand soin de contrôler la moindre citation, le moindre
élément. Cette affaire (comme pour la majorité des salariés qui lavaient vécu)
ma poursuivi jusquà mon départ de la boîte en 2017.
Jai continué à suivre lévolution des procès, les tentatives des accusés
pour se disculper, pour minimiser leurs responsabilités. Le vendredi 20 décembre 2019,
donc, les deux accusés principaux, Didier Lombard, alors PDG à lépoque, et son
bras droit, Louis-Pierre Wenès ont écopé dune peine dun an
demprisonnement assorti du sursis et dune amende de 15 000 euros.
Jugement particulièrement favorable pour ces deux prévenus : cette peine correspond
à celle dun conducteur indélicat qui ne possède pas de permis de conduire et qui
refuse « d'obtempérer à une sommation de s'arrêter émanant d'un fonctionnaire ou d'un
agent chargé de constater les infractions » (Article L233-1
pareillement, vous pouvez vérifier).
Comme si ce camouflet cétait pas suffisant pour les familles des 39 victimes
identifiées pour les procès, les deux prévenus ont fait appel : un deuxième
procès a eu lieu en 2022, en vain pour les accusés, car la Cour dappel de Paris a
confirmé le verdict précédent.
Quà cela ne tienne ! Didier Lombard et Louis-Pierre Wenès ont utilisé le
dernier recours judiciaire français (tiens, cest drôle, tous ces recours en
série, ils ne paient pas leurs avocats ?) : la Cour de cassation, qui vient de
rejeter le 21 janvier dernier les pourvois de l'ex-PDG et de son numéro 2. Ce jugement
rend définitive la peine requise au cours des deux procès, mais surtout, elle valide la
notion de « harcèlement moral institutionnel ». Cela légitime quune
machination destinée à la démission en masse puisse naître dans la tête
desprits machiavéliques, et surtout quelle est fortement répréhensible.
Cet arrêt circule pas mal au sein des services juridiques des grandes entreprises,
espérons quil donnera du plomb dans la cervelle de petits chefaillons arrivés par
hasard au pouvoir et attirés par de telles politiques délétères.
(30/01/2025)
Je cours à Hawaï, sur lîle de Maui, le long de Wailea
Beach.
Cest le milieu de la matinée, les premiers touristes investissent les plages et il
y a déjà pas mal de promeneurs le long des passages qui bordent la mer. Il y a pire pour
faire un footing : pas de vent, on entend les oiseaux et le roulement des vagues
rythme les foulées. Je suis en short et en T-shirt, jai commencé doucement. Le
chemin est facile, revêtu dun macadam bien entretenu. On circule entre des haies,
parfois sur des pontons de bois qui enjambent un ruisseau.
Je ne tarde pas à croiser dautres coureurs comme moi. Certains sont torse-nu (gare
aux coups de soleil). Je salue la plupart dun signe de la main, que je double
dun « Hi » que je trouve très américain (la très grande majorité des
vacanciers).
A ma droite, le bord de mer est magnifique, les palmiers et les cocotiers apportent juste
lombre quil faut. Les promeneurs sarrêtent souvent pour admirer la vue,
puis repartent à pas lents. Létroitesse du chemin incite à faire attention.
Parfois, je dois signaler que je mapprête à les dépasser. Je lance un claironnant
« Please sorry for the way » et, une fois que je les ai doublés, je les
remercie dun « Thank you » sonore. A un moment, voyais souvent cette
jeune femme, toujours au même endroit, une joggeuse également, qui me faisait un signe
de la main avec un éclatant sourire.
Dans ce paysage de rêve, dévolu aux tourisme chic, les hôtels sont nombreux au milieu
de parcs à la végétation luxuriante qui débordent jusque sur le chemin. Tout est mis
en uvre pour satisfaire la farniente : un employé traverse devant moi avec une
pile de chaises longues.
Jeffectue ainsi plusieurs miles (ici, on ne compte pas en kilomètres) avant de
faire demi-tour. Jen profite pour ralentir un peu la cadence, je nai pas
cessé daccélérer, même si mon allure demeure modeste. Jai maintenant la
mer à ma gauche et toujours le bruit des vagues et le chant des oiseaux. Les promeneurs
sont aussi nombreux (« Please sorry for the way Thank you ! »). A
un moment, un jeune père avec une poussette se serre pour me laisser passer (« Good
travel with your smiling baby »). Un homme déplace un canoé en travers de la
route. Il se dépêche de le redresser à mon approche, mais je le rassure (« No
matter »).
Je suis maintenant en sueur. Je tiens mes lunettes dune main et de lautre
jessuie mon front. Je ne ralentis pas pour autant la cadence : aujourdhui
je me sens en forme. Jaborde le dernier mile à bonne allure et je termine la
dernière lieue à 10 km/h (pardon, 6,2 mph). Jarrive sur la plage, je peux
maintenant souffler, les mains sur les hanches. Devant moi, la mer, le sable : quelle
belle balade !
Je regarde le compteur : 53 mn et 4 miles 1/3 de parcouru.
Je descends du tapis de course. Jéteins la vidéo sur
lIPad. Dehors il gèle à moins 1.
(21/01/2025)
La décision avait été prise en
juillet : nous allions passer les fêtes de fin dannée en Guadeloupe, Noël et
premier janvier compris. Inutile de préciser que nous avons attendu ce moment avec
impatience. La Guadeloupe nest pas une découverte pour nous, difficile de compter
le nombre de voyages effectués là-bas depuis les années 1990. La raison est familiale,
changeante également, certains sont revenus en métropole, dautres ont gardé un
pied à terre dans lîle, une nièce a choisi récemment de sy installer.
Autant de raisons pour y aller. Une belle-sur, originaire de Grande-Terre, mais qui
vit en Bretagne, nous accueille dans sa grande maison et ses parents habitent juste à
côté. Cest le moment pour elle de faire le tour de ses nombreux frères et
surs, oncles et tantes, cousins et cousines (elle en dénombre 77, parait-il).
Aussi, le séjour aura-t-il été marqué par dabondantes invitations, chaleureuses
et gaies, traditionnelles aussi, avec des « Chanté Nwël », agrémenté de
nombreux ti-punch
La dernière fois que nous avions participé à ces retrouvailles et cette ambiance,
cétait il y a sept ans et pareillement pour les fêtes de fin dannée. Nous y
étions retournés en novembre 2021, mais juste pour profiter des plages et des
randonnées après un automne particulièrement difficile.
Cette année, entre deux visites amicales, nous aurons agrémenté notre séjour de
baignades, dexcursions en bateau à Petite-Terre au large de Saint-François et vers
la mangrove et les ilets de Sainte-Rose. Evidement, cest un décor de carte postale
et la plongée avec masque et tuba a révélé des tortues marines, des poissons de corail
multicolores, un barracuda et dénormes étoiles de mer. Pourtant, force est de
constater que locéan se dépeuple, les coraux diminuent, les îlets, autrefois
munis de cocotiers, se réduisent au point de ne compter plus que quelques buissons
chétifs posés sur une minuscule langue de sable. Dans nos premiers voyages, on pouvait
apercevoir, sans séloigner outre-mesure, des diodons, des murènes, des langoustes
sur beaucoup de plages, mais les endroits se sont raréfiés et sont devenus hors
datteinte. Même Petite-Terre, accessible uniquement par bateau, où nous avions
admiré, en 2017, aux abords immédiats, des raies Manta et un énorme requin dormeur,
reste désespérément désert, hormis un petit requin citron quasiment apprivoisé qui
fait des allers et retours, tout triste dêtre ainsi solitaire.
Mes plages préférées restent très touristiques cependant, ce sont celles de
Sainte-Anne : Bois-Jolan, un peu reculée pour les amateurs de tranquillité, et
celle située en pleine ville, facile daccès, on y trouve des bokits et des accras
pour le repas, des glaces, du monde, mais le délice de simmerger régulièrement
dans leau turquoise efface instantanément tous les soucis. Cest là-bas où,
5 heures après la métropole, les pieds dans leau, nous avons levé nos coupes de
champagne : bonne année 2025 !
(13/01/2025)
|