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Étonnements


La dernière fois que j’ai vu la Maison du handball, c’était en novembre 2016 : un vaste trou creusait l’endroit, des grues et des bulldozers y ajoutaient la seule touche colorée. Nous étions avec Alain Delatour dans un barnum de toile blanche pour fêter la pose de la première pierre. Quelques-uns des tableaux et des textes d’Instants handball accrochés sur des cloisons amovibles tentaient d’égayer le moment. Deux mois plus tard, « nos » tableaux étaient exposés au stade Pierre Mauroy de Lille pour le championnat du monde organisé par la France (Webcam du 30/01/2017). Avant encore, il y avait eu Voiron, Dunkerque, après il y aurait Paris : autant d’expositions qui nous avaient fait transformer notre idée initiale en « world tour » (un seul regret, la Réunion où l’expo devait se tenir, mais resté sans suite).
Toujours accompagné de l’inséparable compère de ce projet, j’ai revu la Maison du handball mercredi dernier pour son inauguration : locaux luxueux avec deux terrains d’entrainements, une salle de ciné et tous les équipements derniers cris, un véritable hôtel quatre étoiles, deux restaurants dont l’un diététique et réservé aux joueurs. Le grand intérêt de cette structure est de mêler athlètes de haut niveau et personnel administratif, staff et tous ceux qui permettent au hand français d’évoluer à la toute première place mondiale avec six titres mondiaux jusqu’à la dernière victoire de l’équipe féminine aux championnats d’Europe. L’enjeu donc de l’inauguration était à la mesure des ambitions affichées avec la présence du Président de la République resté longtemps sur place. Et grande fierté pour nous aussi puisque onze des tableaux d’Instants handball sont accrochés à demeure dans ces lieux (voir en Webcam).
Le livre existe toujours, le seul revêtu du logo officiel du Championnat du monde 2017 (il est maintenant « collector »). Il raconte l’aventure de ce projet, les ateliers que nous avons animés et présente textes et tableaux dans le mélange toujours bénéfique du sport, de l’art et de la culture.
(14/01/2019)

 

 

Comme chaque année, voici le bilan des courses à pied et divers entrainements destinés à prouver que la littérature n’est pas une activité statique (n’est-ce pas, Rimbaud ?). Cette année donc, c’est plus de 150 séances de sports divers, 1025 km de course à pied, 1300 km de vélo, 450 km de marche et quelques hectomètres de nage. Au total ça fait 2775 km soit la distance Paris-Moscou ! Plus de 50 km de moyenne par semaine en fait, ou, pour donner une autre mesure, c'est comme si vous aviez tenté de rejoindre en un an la capitale russe en alternant tous les deux ou trois jours 20 km de course, 25 km de vélo et 10 km de marche. Cette distance est la plus grande que j’ai accomplie, au total ça représente 1000 km de plus qu'en 2017, dont 400 km de plus en course à pied mais il faut dire que la thèse de doctorat m’avait pas mal occupé.
Et puis côté compétitions, en plus des défis habituels sur dix ou vingt kilomètres (à Saint-Dizier, à Bruxelles), j’ai rajouté un premier marathon, distance mythique accomplie dans des conditions caniculaires un jour de juin, doublée du plaisir d’accompagner mon gendre, trente ans de moins. Il était également avec moi pour la 99ème édition des 24 km de Sedan-Charleville, dernière course  à laquelle nous avons participé. Dernier entrainement pour moi avant le nouvel an (mais j’ai déjà recouru depuis) le jour de Noël où j’avais proposé une séance remise en forme après un réveillon familial à Ancenis. Nous étions seulement deux motivés, dommage pour les autres, qui auront loupé les magnifiques reflets du soleil sur la Loire (pensée pour Julien Gracq et l’île Batailleuse toute proche).
L’année précédente (voir Étonnements du 22/01/2018), j’avais dans mes bonnes résolutions le projet de retrouver un peu de vitesse et de terminer avec plaisir toutes mes courses. Côté vitesse, je maintiens fréquemment une allure de dix km/h, comme l’écrivain Murakami, même si les entrainements spécifiques pour la longue distance du marathon m’ont fait envisager plus lentement pendant trois mois le rythme hebdomadaire de 40 km. Côté plaisir, toujours autant de joie même s’il faut parfois se faire violence pour sortir, et – touchons du bois – toujours aucune blessure à l’entrainement.
Dans moins d’un mois je devrais passer les dix mille kilomètres de course en moins de dix ans, la vie courante, quoi…
(07/01/2019)