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Étonnements


La semaine dernière, en toute logique, j'ai effectué un retour à Retour aux mots sauvages en rubrique Notes d'écriture suite à quelques interventions dans le milieu de l'Éducation nationale au sujet de mon roman susnommé. Cette semaine, c'est un retour à ce retour que je place en rubrique Étonnements, tant le hasard, l'étonnement donc, rejoint ce que j'y avais écrit. Passons outre la 3ème édition du concours Écrire le travail organisé par l'Académie de Versailles et pour lequel j'ai le grand plaisir à rencontrer les professeurs intéressés mercredi dernier (on est dans la lignée il est vrai de Retour aux mots sauvages et autres) pour se concentrer sur une nouvelle qu'un proche m'a annoncé : sa boîte commence à évoquer de le licencier, ce qui se traduit par " si vous pouviez chercher un autre travail et accepter une rupture conventionnelle, ce serait bien pour tout le monde ". Cette manière de pousser à la démission n'est pas sans rappeler le film Corporate, évoqué la semaine précédente en note d'écriture et qui a été d'ailleurs l'élément déclencheur de trois interventions en lycée pour moi. Dans ce film, un employé poussé à la démission se suicide…
L'histoire bien-sûr n'est pas si tragique, mais ce proche m'a évoqué tout de même son désarroi pendant le week-end (pourquoi faut-il que les mauvaises nouvelles soient toujours annoncées le vendredi ?), puis sa colère, enfin sa décision de réagir : phases très bien décrites dans le film… Pour l'instant, l'affaire est récente et en cours, mais le sentiment et le danger de tomber dans une nasse sont réels : d'un côté, l'employeur continue à demander un travail prenant, ce qui empêche le salarié sur la sellette de chercher du travail ailleurs. Le salarié évidemment travaille de plus en plus pour sauver son emploi et s'attirer un retour en grâce. L'employeur souffle le chaud et le froid : la semaine suivante (toujours un vendredi), il annonce au salarié qu'il a " peut-être " une nouvelle mission pour lui, sans rien préciser davantage... Ceux qui, comme moi, ont vu l'excellent reportage à la télévision la semaine dernière intitulé La Mécanique burn-out d'Elsa Fayner apprécieront le danger.
Cette situation infernale ne se passe pourtant pas dans une entreprise de négriers. Les managers sont plutôt sympas, tous ceux qui travaillent dans cette boîte sont jeunes, génération X Y ou Z, pétrie d'humanisme et de développement durable et qui se moque bien des règles dictées par leurs ainés. C'est justement le problème. Dans ces entreprises, parfois de plusieurs milliers de salariés, où l'esprit start-up règne en maître, le manque d'organisation, l'absence de process clairement définis (ça fait ringard) leur permet de jouer aux apprentis-sorciers dans le domaine RH et de baser toute relation d'individu à individu (évidemment pas de syndicat). En fait, rien n'est nouveau, je viens seulement de décrire ce qui se passe dans la plupart des entreprises néo-libérales en Europe. Raison de plus : encore une fois, c'est l'occasion pour moi de redire combien je suis inquiet pour la suite en France. Il me semble que les réformes entreprises à train d'enfer chez nous vont pousser à l'avenir de plus en plus à de telles situations. La dernière en date concernant la SNCF remet en cause le peu de politique d'aménagement du territoire qui subsistait encore. Ce véritable thatchérisme nouvelle manière montre bien que nous ne tenons aucun compte des erreurs du passé et des situations catastrophiques que de telles politiques ont laissées.
Voilà : ce retour à retour à Retour aux mots sauvages méritait bien cette note non pas d'étonnement mais d'énervement.
(19/02/2018)

 

Longtemps que je n'avais examiné les statistiques de Feuilles de route : la dernière fois remonte à trois ans (rubrique Notes d'écriture du 24/01/2015). Cela a peu changé : 6000 visites par mois, 72000 par an, contre les 80000 constatés alors. Ce plancher modeste doit être un effet de seuil minimum dévolu aux robots, aux égarés qui transitent par erreur dans ces pages qui n'intéressent que moi. Lorsqu'on creuse un peu plus, on s'aperçoit que ceux qui lisent réellement les 3 ou 4 pages que je m'évertue à mettre à jour plus ou moins régulièrement représentent environ 2% des visiteurs, soit moins de 200 " vrais " visiteurs par mois. Ceux-là comprennent les inscrits à la liste de diffusion, soit environ une cinquantaine. C'est ainsi : Internet dont l'exposition permanente semblait s'ouvrir à tous au moment des temps pionniers, n'est qu'un leurre, juste une façon de plus de soliloquer dans le grand vide du monde. Les réseaux sociaux ont donné un instant l'illusion d'une parole reprise, mais les troubles que provoquent leur addiction, notre trouille d'être délaissé sur la toile virtuelle, n'est jamais qu'une preuve supplémentaire de notre solitude, renforcée qui plus est par la formidable machine économique des réseaux sociaux dont les gains financiers faramineux échappent à la plupart d'entre nous. C'est en grande partie l'explication de mon refus des facebookeries et autres officines, liée au plaisir de me sentir plutôt libre côté outils numériques, juste quelques mails à répondre et un agenda couplé sur plusieurs machines.
Un fait nouveau m'a incité aussi à me pencher sur mes Feuilles de route : je ne peux plus alimenter ma liste de diffusion comme je le faisais à chaque mise à jour. Le nouvel ordinateur (moins d'un an) est en panne de messagerie, du moins celle qui contient ma liste de diffusion. Provoquée par un complément de programme que j'ai voulu installer, pas moyen de revenir en arrière, ce qui démontre - s'il le fallait encore - que l'informatique devient de plus en plus complexe, programmes mal finis, applications aléatoires, la technologie dont nous nous gaussons tous les jours est devenue une approximation d'amateurs. J'insiste auprès des technophiles trentenaires qui ne cessent de répéter que les séniors (je suis dedans) se mettent désormais à l'informatique : lorsque les vieux ont créé la bureautique communicante à laquelle j'ai participé il y a trente ans, une certaine qualité était au rendez-vous. Pas question pour le responsable SAV que j'étais de laisser un village sans téléphone, ni Internet pendant plus de 2 jours : actuellement l'un deux - dont j'avais autrefois la charge - est en panne depuis plus d'un mois.
Je sais, ça fait vieux con, tout ça et c'est hors-sujet par rapport à ce que j'évoquais (quoique). Donc mon site poursuit cahin-caha à parler dans le vide en réseau asocial sans que je puisse envoyer de petits messages aux " Chers amis de Feuilles de route " abonnés à ma liste de diffusion. Est-ce si important ? Oui pour moi, je tiens à ses petits signes. Il faudra tout de même que je songe à faire réparer mon ordi.
(13/02/2018)


Le hasard a voulu que je retourne en pèlerinage sur les terres de René Fallet quasiment dix ans après ma dernière visite en 2008 (voir en rubrique webcam du 24/01/2008). A cette époque, l'auteur de Paris au mois d'août était encore célébré dans un petit local au-dessus de la Poste où de vieux copains de bar perpétuaient son souvenir en jouant les guides occasionnels (voir en page spéciale René Fallet, écrivain bourbonnais). Le pèlerinage n'est pas un vain mot, mais pas d'idolâtrie pour autant, disons une promenade, de la même manière qu'à vingt ans j'étais allé à Villeneuve-Saint-Georges sur ses lieux d'enfance et de son premier roman Banlieue Sud-Est. Donc, je reviens régulièrement me promener ici. J'aime cet endroit, je m'y sens chez moi, comme dans chaque trou de province qui ne se prend pas au sérieux. Le pèlerinage comprend : une virée jusqu'à sa maison au murs ventrus, que, paraît-il, son beau-père maçon lui construisit ; un petit tour au cimetière de Thionne pour voir aussi si l'esprit de son grand ami Voltaire Dauchy y est toujours ; enfin, un tour dans Jaligny, histoire d'enjamber la Besbre, de se souvenir en passant du café de " chez l'Aimée ", ou d'y revoir celui du Beaujolais. Tout cela est aussi en Webcam. La grande nouveauté est cependant l'exposition permanente Les Pieds dans l'eau, très réussie et qui mérite à elle seule une nouvelle page spéciale.
(05/02/2018)

 

Comme chaque année, voici le bilan de mes courses à pied. Je note mes courses depuis précisément le 9 mai 2009, date de ma première participation à la course populaire de ma ville. Je m'étais inscrit modestement sur un parcours de 3,5 km et j'aurais été à l'époque incapable d'affronter la distance de 10 km qui constitue l'essentiel de l'épreuve sportive. Depuis, j'ai scrupuleusement noté sur un fichier Excel chaque entrainement et chaque compétition auxquels j'ai participé. Mon fichier compte à ce jour plus de 1300 lignes, chacune correspondant à des chaussures enfilées avec un short ou un survêtement, un débardeur ou un vêtement de pluie, et hop, hop, hop. Cette année, si je ne mollis pas, je devrais atteindre les 10000 km pour cette dixième année de sport. Pour cela, il faudra tout de même que j'en fasse plus que l'année passée où j'ai couru seulement 664 km, à peu près la même distance que pendant ma toute première année d'entrainement régulier et deux fois moins que ce que j'avais coutume de faire. Il faut dire que le changement d'habitude radical que je me suis imposé, le boulot quitté (ça fait tout juste un an le 17 janvier) et la thèse en indépendance totale à la maison, ont perturbé mes repères habituels. J'ai compensé tout de même l'activité par des sorties sur mon vélo tout neuf (873 km en 2017), 308 km de randonnées, dont 170 dans les montagnes du Nord-Vietnam, pas de quoi vraiment m'encrouter. Mais pour la course, heureusement qu'un copain beaucoup plus jeune et en phase de progression a su me solliciter régulièrement pour l'accompagner dans quelques compétitions. Merci à lui : j'ai ainsi participé en 2017 à 6 courses : un 8 km et deux 10 km sur route, donc rapides, mais aussi trois trails plus longs dans des chemins boisés avec 300 à 450 m de dénivelé positif, dont le plus long dépassait la longueur d'un semi-marathon avec 22,4 km, parcouru de nuit à la lampe frontale sur des sentiers glissants en plus ! La toute dernière course qui dépassait 16 km m'a permis d'étrenner la catégorie Master 3 que je viens de rejoindre. Autant, dans la catégorie précédente (appelée Vétéran 2 jusqu'à l'année passée) les effectifs restaient encore nombreux, pouvant aller jusqu'à 15-20% des participants, autant, les " anciens ", à partir de Master 3, piétinent aux alentours de 5-7%. J'ai d'ailleurs eu la surprise de rencontrer un " ancien " collègue de travail du même âge, ayant également comme moi quitté notre boite, plus performant toutefois puisqu'il est monté sur le podium pour la deuxième place dans notre nouvelle catégorie. Il faut préciser que c'est lui qui m'a initié à la course à pied lors de notre formation à notre métier des Télécoms, c'était pendant un stage de neuf mois à Lille en 1985 (merde, ça fait 33 ans !), mais lui courait déjà des marathons en trois heures…
Pour 2018, donc, je vais tenter de maintenir des entrainements réguliers, voir essayer de retrouver un peu de vitesse, car si l'âge semble m'épargner les douleurs musculaires et les blessures (touchons du bois), la vitesse, de même que la souplesse, commencent à s'éclipser.
Finir chaque course en forme, c'est-à-dire aussi bien à l'arrivée qu'au départ, demeure toujours mon objectif principal, je me fiche pas mal des performances, de toute façon j'ai l'habitude de terminer dans le dernier tiers, l'important reste le plaisir que je prends à passer la ligne d'arrivée.
(22/01/2018)

 


Après avoir été assidu à la Guadeloupe avec cinq voyages en huit ans, j'ai laissé passer quinze ans avant d'y revenir pour les fêtes de fin d'année. Mon dernier voyage date de 2003, on y trouve des traces dans Feuilles de route dans les rubriques Étonnements et Notes d'écriture en avril et mai de cette année-là. Quinze ans ! Feuilles de route avait à peine 3 ans, et mon site fêtera sa majorité en septembre prochain. Pendant les années qui ont suivi, les voyages se sont tournés vers d'autres destinations, régulières comme la Sicile en été, épisodiques et parfois lointaines, Brésil, Pérou, parfois plus proches dans des endroits désormais difficiles, Yémen ou Syrie. Retrouver l'île des Antilles après tant de temps, c'est à la fois renouer avec une histoire familiale toujours demeurée proche, donc peu de surprises, et, en même temps, c'est s'apercevoir des changements, en beaucoup mieux d'ailleurs : signalisation touristique améliorée, offres et infrastructures étendues, l'île bénéficie de la désaffection d'autres destinations et de la proximité du continent américain. Dans la file d'attente avant de reprendre l'avion, les canadiens étaient particulièrement nombreux. J'ai donc retrouvé avec beaucoup de plaisir Grande terre, notamment le triangle entre Sainte-Anne, Saint-François et Le Moule, qui pour moi sont l'essence même de la Guadeloupe, malgré ce que disent les guides qui généralement préfèrent Basse-Terre. Ceci dit, les 1800 km effectués avec la voiture de location en quinze jours montrent notre parcours complet : Soufrière, chutes du Carbet, chutes Moreau (fermées depuis le cyclone Maria) plage de Trois-Rivières, de Deshaies, plongées dans la réserve Cousteau, kayak à Sainte-Rose, voici pour Basse-Terre. Rajouter une journée dans l'île de Marie Galante, une autre à Petite Terre, voici pour le programme. Restes les festivités de fin d'année : un " chanté Nwel " avec les nombreux cousins créoles de ma belle-sœur, descendre sur la plage du bourg de Sainte-Anne pour un bain de Minuit à l'heure précise où l'année s'achève. Vacances complètes donc, j'ai même renoué avec la plongée avec bouteille, dix-huit ans que je n'avais pas tâté des profondeurs de cette manière et très grande joie : je me suis aperçu que les réflexes étaient toujours là, mon niveau de plongeur demeure correct, plus de 50 minutes pour ce qui constitue ma soixantième plongée. Reste de ce voyage photos et films (en Webcam et Carnet de voyage spécial), avec en plus une caméra sportive capable de très beaux clichés sous-marins.
(15/01/2018)